
Qui est concerné par le RGPD : le guide pour comprendre
Léna Cazenave
Diplômée d'un Master 2 en droit de la propriété intellectuelle de l'Université d'Aix-Marseille.
Suite à une création d’entreprise, le chef d’entreprise est soumis à de nombreuses obligations. Parmi elles, la mise en conformité est l’une des plus importantes, et pourtant, bien souvent négligée. L’obligation de mise en conformité est récente, et découle du Règlement Général sur la Protection des Données, dit RGPD, dont les dispositions sont applicables en France depuis 2018.
Qu’est-ce qu’une mise en conformité ? Comment effectuer sa mise en conformité au RGPD ? Quelles sont les sanctions d’une absence de mise en conformité ? Legalstart fait le point avec vous.
Une mise en conformité au RGPD est une obligation incombant à toutes les entreprises de l’Union européenne. Ces entreprises doivent s’assurer que leur politique respecte bien les dispositions prévues par le RGPD.
Le RGPD, ou Règlement Général sur la Protection des Données, encadre le traitement des données personnelles au sein de l’Union européenne, et a été adopté en 2016. Les dispositions de ce règlement européen ont été transposées en droit français par la loi informatique et libertés, entrée en vigueur le 25 mai 2018.
Une donnée personnelle est définie par la CNIL comme étant « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». Cette identification peut être faite directement (avec l’utilisation du nom de la personne par exemple), ou indirectement (avec l’utilisation de son numéro de téléphone par exemple).
Dès lors qu’une donnée personnelle est utilisée, il s’agit d’un traitement de donnée.
🔧 En pratique : lorsqu’une entreprise effectue une mise en conformité, les cookies informatiques utilisés par cette dernière doivent respecter les obligations du RGPD.
☝️ Bon à savoir : un traitement de données n’est pas nécessairement numérique. L’utilisation d’un fichier papier comportant des informations sur une personne identifiée ou identifiable est également un traitement de donnée devant respecter les dispositions du RGPD.
Le règlement général sur la protection des données s’applique à tous les organismes établis sur le territoire de l’Union européenne ou dont l’activité cible directement des ressortissants des pays de l’Union européenne.
Le RGPD prévoit 6 grands principes devant être respectés pour qu’une entreprise se mette en conformité :
La mise en conformité d’une entreprise au RGPD passe par le respect de certaines obligations générales. L’une des obligations les plus importantes dans le traitement des données personnelles est la transparence. L’organisme qui collecte des données personnelles doit être le plus transparent possible avec les utilisateurs. Pour ce faire, l’entreprise doit pouvoir donner des informations sur le traitement des données effectué. Ces informations doivent être claires, précises et accessibles pour permettre à tous les utilisateurs de donner sciemment leur consentement.
De plus, l’organisme doit préciser dans les conditions générales d’utilisation un certain nombre d’informations, notamment :
Le règlement général sur la protection des données (RGPD) prévoit que des sanctions peuvent être prononcées par une autorité de contrôle à l’encontre d’une entreprise en cas de non-conformité.
En France, l’autorité de contrôle de la conformité au RGPD est la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés). La CNIL est compétente pour prononcer des sanctions administratives à l’encontre des organismes soumis au respect du RGPD. Ces sanctions peuvent aller jusqu’à 10 millions d’euros ou 2% du chiffre d’affaires lorsqu’il s’agit de manquements relatifs à la mise en conformité ; et jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires lorsqu’il s’agit de manquements relatifs aux droits des personnes.
Il existe également des sanctions pénales pouvant être prononcées par le Tribunal judiciaire, découlant d’une absence de mise en conformité par un organisme :
⚠️ Attention : le respect des dispositions RGPD concerne votre entreprise mais également vos sous-traitants et/ou fournisseurs, à qui des données personnelles peuvent être transférées. Dans ce cas, il est nécessaire que ces derniers respectent les dispositions du RGPD. À cet égard, vous pouvez leur adresser un courrier de mise en conformité au RGPD.
La mise en conformité au RGPD est obligatoire pour tout organisme se trouvant dans l’Union européenne ou s’adressant à un marché d’un pays membre de l’Union européenne. Les associations sont donc également soumises au respect des dispositions prévues par le RGPD.
Le contrôle de la mise en conformité d’un organisme au RGPD est effectué par une autorité de contrôle désignée. En France, cette autorité de contrôle est la CNIL. Cette dernière est compétente pour sanctionner les manquements aux obligations prévues par le RGPD.
Oui, le but du RGPD est la protection des intérêts des utilisateurs. Ce règlement octroie donc le droit aux utilisateurs de demander à un organisme la suppression de ses données personnelles collectées. L’utilisateur a également le droit de demander l’accès à ses données, de s’opposer au traitement de ses données ou encore, exiger une rectification de ses données.
Principales sources législatives et réglementaires :
Note du document :
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Léna Cazenave
Diplômée d'un Master 2 en droit de la propriété intellectuelle de l'Université d'Aix-Marseille.
Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.Fiche mise à jour le
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