
La capacité d’autofinancement : indicateur clé de la rentabilité
Léna Cazenave
Diplômée d'un Master 2 en droit de la propriété intellectuelle de l'Université d'Aix-Marseille.
Dès la création d’entreprise ou bien tout au long de sa vie, une entreprise est amenée à devoir réaliser des investissements. Elle a alors le choix entre financement interne et externe.
Mais lequel choisir ? Quels sont les différents types de financement interne et externe dont une entreprise peut bénéficier ? Pour répondre à ces questions, nous vous en disons plus sur le fonctionnement du financement externe et interne et nous répondons à toutes vos questions.
Mini-Sommaire
Pour financer ses activités et ses investissements, une entreprise peut recourir à des financements internes ou externes à sa structure. Elle peut par exemple utiliser ces financements pour effectuer un apport en capital et ainsi augmenter son capital social pour renforcer sa crédibilité auprès de potentiels investisseurs.
Le financement interne correspond à l’autofinancement, c’est-à-dire que l’entreprise finance ses investissements sur ses propres deniers.
Au contraire, le financement externe consiste à faire appel à des personnes tierces pour obtenir les fonds nécessaires à la réalisation des investissements, notamment les banques et les investisseurs.
À noter : il est important de différencier le financement externe direct et interne.
Les financements internes et externes peuvent prendre différentes formes en fonction du type d’investissement, à court ou moyen terme par exemple.
Pour autofinancer des investissements, il convient d’utiliser les fonds propres de l'entreprise. Il s’agit notamment de la trésorerie disponible, de l’épargne professionnelle, des bénéfices, ou encore des produits de cession d'actifs. Dans ce cas, elle est seule décisionnaire et le financement est gratuit puisqu’il ne nécessite aucun remboursement d’intérêts.
Bon à savoir : la trésorerie constitue l’ensemble des sommes disponibles dans les caisses et les comptes bancaires de votre entreprise. Ainsi, elle comprend par exemple, les comptes courants d’associés et les réserves constituées.
En s'auto finançant, l’entreprise gagne en indépendance financière et jouit d’une plus grande liberté. Cependant, il convient de toujours agir dans l’intérêt de l’entreprise afin de la préserver.
D’autre part, concernant le financement externe, on distingue les financements consentis par un établissement financier des investissements réalisés par l’intermédiaire des marchés financiers.
Le financement externe par excellence est l’emprunt bancaire. Il s’agit d’emprunter une somme d’argent pour une durée déterminée. Le remboursement se fait selon un échéancier en tenant compte de l’application d’un taux d’intérêt. Mais comment obtenir un prêt professionnel ? Des garanties (caution solidaire, nantissement, hypothèque…) peuvent être exigées pour limiter le risque en cas de non-paiement. On parle ainsi de garantie bancaire pour les entreprises.
L’emprunt bancaire peut financer des investissements matériels, ou encore la trésorerie de l’entreprise.
La banque peut également accorder un crédit-bail pour l’acquisition de certains équipements. L’entreprise paye un loyer pour pouvoir utiliser le matériel ou l’outil. À la fin de la période de location, l’entreprise peut exercer une option d’achat et payer le restant dû pour en devenir propriétaire.
D’autre part, un fournisseur qui s’appuie sur un organisme de crédit peut vous proposer un contrat de location professionnelle. Le principe est le même que pour le crédit-bail sauf qu’il n’existe pas d’option d’achat. Il s’agit d’une location de longue durée.
À côté de ces modes de financement externes nécessitant de faire appel à une banque, il existe également des financements externes pouvant être octroyés par des organismes spécifiques comme un prêt de rebond ou un micro-crédit entreprise. Il s’agit notamment des financements suivants :
En pratique : face à la crise actuelle du Coronavirus, il est possible d’obtenir un prêt garanti par l’Etat pour faire face aux difficultés exceptionnelles de trésorerie.
L’entreprise peut également décider de recourir à l’emprunt obligataire pour financer un investissement sur le long terme.
Les financements internes et externes présentent chacun des avantages et des inconvénients.
L’autofinancement est simple et gratuit.
Toutefois, il peut pénaliser l’entreprise qui peut venir à manquer de trésorerie pour financer son cycle d’exploitation. Or, sans trésorerie disponible, l’entreprise ne peut plus assurer ses charges. Ce type de difficultés peut apparaître même plusieurs mois après avoir eu recours au financement interne. Ce sera notamment le cas si l’entreprise doit supporter un retard de paiement de l’un de ses clients. Ainsi, le recours à l’autofinancement n’est pas recommandé en toute situation. Il est donc important de calculer sa capacité d’autofinancement.
Le financement externe quant à lui permet d’amortir l’investissement. Cependant, il implique un coût supplémentaire pour l’entreprise qui doit s’acquitter des intérêts.
Pour choisir entre financement interne et financement externe, trois principaux critères sont à prendre en compte :
En pratique : calculez votre capacité d'autofinancement, et n’hésitez pas à vous rapprocher d’un expert-comptable pour obtenir plus de renseignements au regard de la situation financière de votre entreprise.
Le choix entre financement interne et externe se fait donc principalement en fonction du type d’investissement à réaliser. L’entreprise doit trouver le bon équilibre entre autofinancement et financement externe, afin de préserver sa trésorerie et de ne pas alourdir démesurément ses charges.
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Léna Cazenave
Diplômée d'un Master 2 en droit de la propriété intellectuelle de l'Université d'Aix-Marseille.
Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.Fiche mise à jour le
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